Camille Chopin | Tipicomm https://tipicomm.com Vos publics au rendez-vous Thu, 02 Nov 2017 17:17:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://tipicomm.com/wp-content/uploads/2017/05/cropped-cropped-favicon_tipicomm-32x32.png Camille Chopin | Tipicomm https://tipicomm.com 32 32 Magnum Photos, l’œil photographique du monde https://tipicomm.com/magnum-photos-oeil-photographique-monde Thu, 26 Oct 2017 10:46:45 +0000 https://tipicomm.com/?p=784 Cet article Magnum Photos, l’œil photographique du monde est apparu en premier sur Tipicomm.

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© George Rodger/Magnum Photos UGANDA. 1958. Queen Elizabeth National Park. ‘Elephants have Right Of Way’ sign on crater lake track in the Queen Elizabeth National Park.

Fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’agence photographique Magnum Photos regroupe les explorations de 91 photographes et photojournalistes de renommée internationale. Garantissant leur indépendance, elle permet à ces derniers de rendre compte des événements mondiaux afin de provoquer une prise de conscience. Laissons-nous transporter dans les grands événements de l’Histoire ; découvrons le monde sous un autre angle…

Un projet ambitieux

En première page du site, cette phrase d’Henri Cartier-Bresson, un des fondateurs de l’agence, annonce la couleur : « Magnum est une communauté de pensée, une qualité humaine en partage, une curiosité de ce qui se passe dans le monde, un respect de ce qui s’y passe et le désir de le transcrire visuellement. » Au départ de cet ambitieux projet réside donc la conviction que le médium photographique est capable de rendre compte des évolutions historiques et d’apporter un regard neuf sur un événement, un phénomène, un lieu ou une époque.

Le visage de la révolte

https://www.magnumphotos.com/arts-culture/society-arts-culture/protest/

En progressant dans la découverte, on s’attarde sur de belles expositions en ligne. De New York à notre écran voyage ainsi l’exposition « Protest ! », qui rassemble des images de résistance. Ces photographies ont pour la plupart marqué leur époque, saisissant au vol le mouvement de l’Histoire en cours, ou témoignant d’une souffrance enfin mise à jour. Aux côtés  de la célèbre photographie du manifestant de la place Tien An Men, on trouve par exemple un cliché immortalisant des étudiants lançant des projectiles sur la police lors des émeutes de mai 68 à Paris. Les œuvres exposées représentent différents visages de la révolte, du mouvement de foule au portrait individuel.

Une vision intime

Pour les 70 ans de Magnum Photo, le directeur David Kogan retrace l’histoire de l’agence et expose sa vision personnelle de la photographie : pour lui, cette dernière a une portée signifiante essentielle, révélant plusieurs aspects d’une société, dans l’intimité comme dans l’espace public. Accompagnant son texte d’une sélection de photos emblématiques, ce dernier s’attache à décrire  l’évolution du projet initial et sa pérennité, y compris à l’époque du numérique. En effet, le site que nous parcourons aujourd’hui a été créé avant tout pour permettre à une plus large audience d’accéder aux archives.  

Décrypter les images

Enfin, on saisit l’occasion d’approfondir des sujets d’actualité, par le prisme de clichés choisis autour d’un événement singulier. Dans ces parcours, les images sont décrites, analysées et mises en comparaison avec d’autres œuvres ; elles peuvent également servir de support ou d’illustration à un exposé de la situation politique. Dans le parcours « Le Brexit de A à Z » par exemple, on apprécie la manière dont la photographie confère un poids à ce qui est dit, liant le récit des faits à la réalité concrète. Cette série de photographies se présente comme un guide visuel : à chaque lettre de l’alphabet correspond un problème économique ou politique majeur pour les votants britanniques, accompagné d’une illustration. Pour le mot « Royaume », on trouve par exemple la photographie d’une vieille femme devant sa porte d’entrée, aux côtés d’un portrait de la reine Élisabeth l’année de son Jubilé. Le portrait est orné de drapeaux du Royaume-Uni, au moment où le slogan de l’UKIP demeure : « We want our country back ! ».

Un témoignage essentiel

Le parcours « Photographier une crise » occupe une place centrale dans le site, interpellant le visiteur : cette série de photos commentée s’attache à décrire les différents enjeux qu’implique la photographie de migrants, depuis la fondation de Magnum. La première image est celle d’un bateau capturé par Alex Majoli, celui-ci s’étant échoué avec 528 réfugiés de Libye à bord. La légende ne cache pas la réalité des chiffres, afin que cette image singulière en évoque bien d’autres à notre esprit. En effet, on nous indique qu’au moins 1680 personnes ont trouvé la mort entre avril et juin en tentant d’effectuer cette traversée.

Cette entreprise de documentation des crises migratoires remonte à l’après-guerre, les fondateurs de l’agence ayant observé ce phénomène en Europe. Avec la montée des tensions et l’augmentation des migrations forcées, les photographes de Magnum  ont choisi de reprendre cette direction, comme dans la série « Desperate Crossings » de Paolo Pellegrin par exemple. Ce projet soulève cependant des questionnements d’ordre pratique et éthique, qui sont exposés et discutés tout au long du parcours. En effet, si les photographes se sentent investis d’un devoir de témoignage, ils peuvent se heurter à des problèmes de consentement, l’identification d’un individu impliquant parfois sa famille restée sur place. Le médium photographique est cependant un outil précieux dans la mesure où il permet de figer le temps d’une réalité souvent dramatique, conférant par là un pouvoir signifiant à l’image. Il est important, pour les générations futures, de garder une trace immuable de ces mouvements fugitifs.

Si vous voulez redécouvrir certains clichés devenus cultes, ou appréhender un événement à travers différents angles de vue, n’hésitez pas à parcourir ce site plein de richesses ! Laissez-vous transporter à travers le monde, sur les traces des grands photographes, qui s’efforcent, selon la formule d’Henri Cartier Bresson, de « mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur ».

Camille Chopin pour Tipicomm

Fiche technique

Site :
 Magnum Photos

Création : 1957

Photographies : 20131

Nombre de ressources : 20512

Europeana, un échange culturel européen

Europeana : un voyage dans le temps au travers des plus belles œuvres et archives du patrimoine européen.

araGo ou le tour de France de la photographie

Le portail de la photographie Mettant en lumière de nombreux clichés conservés en France et leurs...

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Collections du musée du quai Branly, une plongée dans le monde des civilisations

Objets du quotidien ou œuvres d’art, archives ethnologiques ou véritables spectacles, on...

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Google Arts & Culture, une plateforme haute en couleurs ! https://tipicomm.com/google-arts-culture-plateforme Wed, 05 Jul 2017 20:58:31 +0000 https://tipicomm.com/?p=624 Cet article Google Arts & Culture, une plateforme haute en couleurs ! est apparu en premier sur Tipicomm.

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Dans ce 7e numéro d’art Curiosity, nous poursuivons nos visites avec la plateforme Google Art & Culture. L’annonce qui trône sur la page d’accueil nous promet un défi captivant ! En effet, le site propose « Des histoires et des collections du monde entier », offrant au visiteur un véritable florilège d’expériences et de découvertes autour du globe. Plongeons ensemble au cœur de ce patrimoine inépuisable.

La page d’accueil du site évoque déjà l’ampleur de l’entreprise. Placée au premier plan et défilant parmi d’autres images, l’œuvre de Zaha Hadid trace un paysage fantasmé, fait de reliefs, d’ombres, de courbes et d’angles. C’est une terre de couleurs qui se dessine alors, un continent imaginaire dont les frontières ne constituent qu’un élément géométrique.

On accède avant toute chose à un récapitulatif quotidien : il s’agit de rubriques récentes explorant un sujet en particulier, comme par exemple la fascination pour les jumeaux à travers les siècles, qu’étudie pour nous Jonathan Openshaw. Les dernières nouvelles sur Google Arts & Culture, des faits surprenants ou des visites virtuelles de musées, c’est ce que propose cette rubrique d’actualités.

L’éclectisme des parcours

On s’attarde ensuite sur ce que le site appelle des « projets », le plus récent étant « We wear culture », retraçant l’histoire des modes. Vidéos, photos, archives sont rassemblées et organisées autour d’un sujet d’investigation, d’un thème ou d’un lieu. Tous les intitulés de ces projets nous ouvrent des voies nouvelles, et attisent notre curiosité. On s’attarde sur les histoires silencieuses des femmes en Inde, sur ces figures qui ont changé le visage du pays ou participent encore à son rayonnement culturel, depuis Razia Sultana, la première femme sultane, à Tarabai Shinde, auteur du premier texte féministe indien au XXIè siècle. Le parcours nous entraîne avec fluidité et plaisir dans ces histoires multiples, au gré des images. On poursuit ce voyage avec l’exposition en ligne sur les femmes musiciennes au Rajasthan, à la Fondation Jaipur Virasat. Ces chanteuses traditionnelles ont peu à peu gagné leur place dans l’espace public, reprenant le contrôle de leur image et ouvrant la voie à plus de liberté. Le documentaire de la BBC « Imagine – The Lost Music of Rajasthan » est intégré à cette exposition. Il révèle à quel point les femmes ont été un moteur de la création artistique et de changement au sein de leur communauté. A la fin de l’exposition, on assiste à la vidéo d’une performance bouleversante de la chanteuse Bhanwari Devi, cachée sous un voile rouge, mais dont la voix puissante atteint au coeur.

Google Arts & Culture : Women in India

Google Arts & Culture : Women in India

Des histoires fascinantes

En explorant la section « Featured stories », on découvre une exposition créée par le Centre des monuments nationaux, à l’occasion de l’anniversaire de la publication du dernier tome des Misérables.

« Victor Hugo : un écrivain français monumental » propose une immersion dans la vie et l’œuvre de Victor Hugo, à travers les monuments qui ont marqué celles-ci.  Faisant appel à l’imaginaire, les visites virtuelles permettent de se replonger dans l’atmosphère particulière d’un lieu, et de saisir les diverses inspirations de ce mythique auteur français. Depuis la statue Le marchand de masques d’Astruc Zacharie (1883), en passant par l’horloge astronomique de Besançon, ville natale de Victor Hugo, jusqu’à sa dernière demeure au Panthéon, on découvre également une autre manière d’aborder sa biographie. On se laisse guider avec plaisir à travers les visites de Notre Dame de Paris, du Mont St Michel ou de La Conciergerie, qui a inspiré Le dernier jour d’un condamné. Le dédale des rues ou la solennité des couloirs semblent encore imprégnés de la présence de Victor Hugo, un grand homme du XIXe siècle en avance sur son temps.

Google Arts et Culture : mouvements artistiques

Un voyage personnel et intuitif

Après avoir suivi de nombreux chemins proposés par le site, on se prend au jeu d’une recherche plus libre et plus aléatoire. Il est possible d’accéder à des œuvres d’art et d’augmenter le zoom sans diminuer la qualité de l’image, pour observer les détails, à la manière de l’historien de l’art Daniel Arasse. Les œuvres sont également classées par ordre chronologique, ce qui permet de mieux situer celles-ci dans une époque ou dans un siècle. On peut aussi préciser la recherche grâce au classement par artistes, couleurs, courant artistique… Un feu d’artifice de possibilités s’offre alors au visiteur, ouvrant les portes d’une multitude de mondes nouveaux.

Vous êtes curieux, vous aimez voyager, partir à la rencontre de cultures et d’univers différents ? Google Arts & Culture vous prend par la main et vous propose de vivre l’aventure : portez votre regard au loin !

On aime :  la grande facilité de la navigation et la beauté des images, la possibilité de varier entre des parcours tracés et une investigation personnelle.

On rêve : d’une plateforme participative, d’une sélection d’œuvres choisies par les internautes

Camille Chopin pour Tipicomm

Fiche technique

Site :
 Google Arts & Culture

Date de création : lancement officiel le 1 février 2011

Partenaires : plus de 1 200 grands musées et centres d’archives

Explorer : Google Arts & Culture

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L’application du Centre Pompidou : un musée entre vos mains https://tipicomm.com/lappli-centre-pompidou-musee-vos-mains Wed, 28 Jun 2017 16:00:14 +0000 https://tipicomm.com/?p=593 Cet article L’application du Centre Pompidou : un musée entre vos mains est apparu en premier sur Tipicomm.

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Le Musée dans la poche, les écouteurs sur les oreilles, on se laisse guider à travers la création du XXe et XXIe siècle. Le Centre national d’art et de culture, inauguré en 1977 par un président passionné d’art moderne, offre de nouvelles portes d’entrée vers ses collections. Suivons ensemble les multiples chemins que nous ouvre l’application du Centre Pompidou.

Tout en contrastes, le fond noir et blanc, parsemé de couleur rouge, saisit l’œil du visiteur. Le graphisme, tout comme le logo, rappelle l’architecture du bâtiment, reprenant la forme des immenses escalators surnommés “la chenille”, devenus le symbole du Centre.  Grâce à l’onglet en haut à gauche, on accède à un menu détaillé qui suit l’organisation du musée et propose d’autres manières de le visiter. Il est également possible de mener sa propre investigation, en recherchant par mots clés ou numéro d’audioguide.

Une riche actualité

On se dirige d’abord vers la consultation de l’Agenda : expositions, événements, mais aussi spectacles, performances, le planning retrace toute l’actualité du Centre. L’exposition « Fernand Léger. Le Beau est partout », qui se tient  du 20 mai au 30 octobre 2017, attire notre attention, illustrée par un texte explicatif. Le titre de cette exposition a été choisi à partir d’une citation du peintre lui-même, et l’installation s’attache à mettre en lumière des aspects différents de son travail et de sa vie, grâce à des documents d’archive. On accède à une présentation de cet artiste moderne, qui s’intéresse à la ville et aux mutations de la société, portant un regard lucide sur le monde qui l’entoure tout en parvenant à en extraire la beauté. Inclassables, ses œuvres continuent de nous inspirer.

L’écho des images

On est alors tenté d’explorer plus avant, avec l’onglet « Le musée », puis « Les parcours », qui permettent de découvrir ou de redécouvrir les collections des niveaux 4 et 5 du musée, et de profiter de visites virtuelles grâce à des audioguides.

Présentation de l'application Centre Pompidou

Présentation de l’application Centre Pompidou

On est séduit par « L’œil écoute », promenade sonore dans les salles du musée proposée par Matthias Pintscher, compositeur et chef d’orchestre allemand. IKB 3, monochrome bleu de Yves Klein par exemple,  est accompagné du morceau Anahit de Giacinto Scelsi, créé en 1965. Il s’agit d’une musique électronique, assez minimaliste, qui joue sur la déformation d’une note initiale servant de basse continue. La dimension épurée de cette oeuvre et l’évocation sourde d’un horizon implacable font écho au bleu uniforme du tableau.

À la fin de ces parcours divers, on peut accéder à une chronologie très bien conçue et facile à utiliser. Celle-ci permet de dégager des repères dans les grands courants de l’art moderne, autour de dates et d’œuvres fondatrices.

Profondeur de champ

Avec « Les expositions », on se plonge dans l’univers du photographe américain Walker Evans, à l’écoute du texte de Morgane Elbaz et des capsules immersives créées par Guillaume Vesin.

Application Centre Pompidou, Walker Evans

Application Centre Pompidou, Walker Evans

L’introduction décrit l’intérêt d’Evans pour les détails du quotidien et la banalité urbaine : son style documentaire est axé sur l’investigation et l’imitation de la culture vernaculaire. Il se compare en effet à un portraitiste de rue, tout en revendiquant une démarche d’artiste. C’est sur  l’image « Débris », capturée  vers 1965, que l’on choisit de s’arrêter. La description audio met en lumière la dimension baudelairienne de cette œuvre : si l’image de caniveau s’écarte de la nature, elle a quelque chose de très humain. En effet, Baudelaire décrivait la rue comme un inépuisable réservoir de poésie. La description nous fait entendre une citation de ce dernier à propos du chiffonnier, Baudelaire voyant  en cette figure l’écho du poète, ramassant les « archives de la débauche, le capharnaüm des rebuts ».

La création à l’œuvre

C’est avec curiosité que l’on entre enfin dans la partie « Museum Fiction », qui fait la part belle aux créations sonores autour du musée. La mini-fiction d’Emma Broughton « Je suis ici » nous emmène en voyage dans les différents espaces du Centre Pompidou, de la cafétéria rieuse aux grandes salles silencieuses. L’atmosphère unique du Centre est retransmise avec  tendresse et douceur, rendant hommage à un lieu qui garde, encore aujourd’hui, tous ses mystères.

Gratuite et accessible à tous, cette application sait se rendre très vite indispensable. Pourquoi s’en passer ?

On aime : L’utilisation de toutes les possibilités de l’audio, et la conservation d’une présence virtuelle du lieu et de ses différents espaces.

On rêve : de pouvoir créer et commenter sa visite, d’intéractions avec les conservateurs et professionnels du centre.

Camille Chopin pour Tipicomm

Fiche technique

Site :
 Application du Centre Georges Pompidou

Date de création : lancement officiel le 1 avril 2015

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Data-danse pour un nouveau regard de spectateur

Ludique, interactif, coloré, ce site a tout pour plaire et pour captiver. En proposant un parcours...

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Data-danse pour un nouveau regard de spectateur https://tipicomm.com/data-danse-nouveau-regard-de-spectateur Wed, 21 Jun 2017 14:06:09 +0000 https://tipicomm.com/?p=555 Cet article Data-danse pour un nouveau regard de spectateur est apparu en premier sur Tipicomm.

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Ludique, interactif, coloré, ce site a tout pour plaire et pour captiver. En proposant un parcours autour des différents aspects de la danse et une grille de lecture permettant d’analyser un spectacle avec lucidité, ce jeune portail a tout d’un grand ; il nous guide en douceur vers une appropriation personnelle de ses outils. Suivons ensembles ses arabesques, en avant la musique !

On est surpris tout d’abord par le caractère lumineux et géométrique de la page d’accueil. Les blocs orange, violet et bleu, habillés d’un dessin de danseur en mouvement et d’une courbe qui traverse la page dynamisent l’ensemble et dégagent une atmosphère de joie. Trois chemins s’ouvrent aux visiteurs : Le Monde de la danse, Le Journal du spectateur, et Data+. La présence uniquement des titres sur la première page éveille notre âme d’enfant, nous invitant à nous laisser guider à travers ces trois parcours.

Premiers pas sous les projecteurs

C’est avec curiosité que l’on entre dans « Le Monde de la danse », découvrant une série de termes, comme des paysages à explorer : les lieux, le corps, les métiers, le vocabulaire, les repères, le spectateur/la spectatrice…

On commence par « les lieux », et l’on accède à une maquette d’une ville type représentant les différents espaces de la danse. On peut accéder à un contenu explicatif pour chaque espace, qui souligne la diversité des lieux où peut éclore cette pratique artistique, du théâtre à la discothèque.

On continue notre parcours avec « le corps », qui fait exister par le dessin des corps de danseurs aux techniques différentes. Si l’on s’attarde sur l’un d’entre eux, le corps de la danse d’expression par exemple, un texte s’affiche, décrivant un corps extatique, une technique dans laquelle le danseur ne contrôle pas tous ses mouvements par la volonté. Un passage intéressant sur le geste capte notre attention sur la danse buto, et nous interroge sur ce que signifie une posture particulière, ce qu’elle évoque au spectateur. En effet, le danseur buto est ici représenté en posture assise, en mouvement, ce qui intrigue sur les raisons de cette chute ou de cet état de faiblesse particulier. Il/elle a les jambes et les bras pliés, ses mains et ses pieds sont crispés. Cette série de gestes, appuyée par la grimace du visage, sont autant de signes qui sollicitent un travail d’imagination. On peut par exemple se représenter le danseur sous une pluie diluvienne, dans une forêt menaçante, ou encore suggérer qu’il s’agit d’un enfant.

Le trajet se poursuit avec « les repères », et l’on s’amuse à visiter les différents mots-clés proposés : le repère résistance par exemple nous rappelle qu’être artiste ne signifie pas être coupé du monde extérieur, et que l’art peut être parfois un acte politique qui vise à dénoncer et à faire réagir.

Le jeu des représentations

Le texte d’introduction de l’onglet « le spectateur, la spectatrice » éveille le désir de développer un regard critique et personnel sur les spectacles de danse, en lien avec les autres arts. Un style enthousiaste capte l’attention du visiteur, et les derniers mots résonnent avec force : «  rendre visible l’invisible ». On se prend au jeu proposé, destiné à illustrer la différence entre voir et regarder : Le tableau Les Ménines de Vélasquez sert d’exemple, agrémenté d’un  système de flèches qui indiquent le jeu des regards et l’utilisation de l’espace du tableau. Le peintre étudie à la fois l’espace géométrique et l’espace imaginaire, ce qui est mis en parallèle avec le travail du chorégraphe sur scène. Dans la partie consacrée à l’imagination, c’est une photographie du spectacle Si je meurs laissez le balcon ouvert de Raimund Hoghe en 2010 qui est utilisée pour sa dimension expressive : une ligne de danseurs marchant à l’unisson s’oppose à un danseur seul qui fait un saut ; l’espace vide entre les deux parties invite à imaginer les liens qui unissent le groupe au danseur solitaire, et le saut de ce dernier en appelle à une interprétation.

Portail de la danse : data-danse

Portail de la danse : data-danse

Une lecture en mouvement

On s’engouffre ensuite dans la partie « Le Journal du spectateur », qui s’articule autour des quatre pôles « regarder, lire, imaginer, raconter ». Cette structure proposée par Matthias Herrmann, chercheur et artiste en art de la scène,  place le spectateur en posture d’enquêteur ou de reporter, grâce à une grille de lecture très complète réalisée par le portail de la danse, qui réunit univers sonore, scénographie, lumières, rapport avec le public… Avec le pôle « imaginer », on se voit proposer notamment plusieurs verbes à associer au spectacle, pour formuler des émotions ressenties, et ouvrir sur ce qui aurait pu être autrement, modifié, si l’on était soi-même chorégraphe.

À la fin de la visite, il est possible de remplir un questionnaire à propos d’un spectacle de notre choix et de publier une Une de journal sur facebook ou par mail. En offrant des clés de lecture précieuses, le portail de la danse invite les visiteurs à aborder différemment le prochain spectacle auquel ils assisteront, ces critères en tête. Il s’agit en effet d’être plus attentif, plus curieux des détails, mais aussi de laisser libre cours au travail de l’imagination.

On découvre enfin « Data+ », une partie du site destinée à soutenir les professionnels de la culture ou de l’éducation dans leur pratique avec l’explication de la méthodologie qui a été utilisée pour réaliser Data-danse, des ressources multiples et des informations sur le réseau des coproducteurs.

Journal Data-danse, le portail de la danse

Journal Data-danse, le portail de la danse

Le monde de la danse vous fascine mais vous n’avez pas toujours les mots pour analyser et communiquer vos émotions ? Vous cherchez à explorer les différents aspects de cette pratique artistique et d’en comprendre les enjeux ? Sautez sur l’occasion, visitez le portail de la danse !

On aime : la simplicité et l’élan des écrits, l’esthétique générale du site et l’idée extrêmement originale du journal, qui place le visiteur en position d’acteur

On rêve : d’interaction et d’interview live, suggestion de sortie…

Camille Chopin pour Tipicomm

Fiche technique

Site :
 Data-Danse

Date de création : lancement officiel le 14 novembre 2016

Explorer : Data-danse

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